Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL

Adjudication de la vente de bois à Nantua (1904, et vers 1960)

 

Durant de nombreuses années, l'Administration des Eaux et Forêts, fit la vente des bois communaux de l'arrondissement de Nantua, en cette ville de Nantua. Pour les scieries, c'était un rendez-vous annuel incontournable pour acheter du bois. Pour les communes concernées, les habitants profitaient aussi des ressources forestières sous la forme d'affouage en espèce.

 


Raymond Ducret, de la scierie Cyrille Ducret à Champfromier,
Lors d'une vente de bois à Nantua, dans les années 1960

Adjudication de la vente de bois de 1904

Chaque année la presse annonçait la vente des bois à Nantua. Voyons celle de 1904, publiée par l'Abeille. Précisons que la différence entre un arbre et une perche, c'est que l'arbre a un diamètre de plus de 20 cm, mesuré à 1,30 m du sol.

L'adjudication, a lieu le mardi 20 septembre 1904 à l'Hôtel de ville de Nantua. Champfromier est concerné par : "Art(icle) 1er. Canton du Tombaret, 14 perches et 89 arbres, pouvant produire 159 m3 ; Art. 2. Canton du Tombaret, 11 perches et 84 arbres, pouvant produire 161 m3 ; Art. 3. Canton du Tombaret, 7 perches et 71 arbres, pouvant produire 144 m3 ; Art. 4. Canton du Cernay, 58 perches et 160 arbres, pouvant produire 249 m3 ; Art. 5. Canton du Cernay, 70 perches et 119 arbres, pouvant produire 158 m3 ; Art. 12. Canton du Tombaret, 20 perches et 147 arbres, pouvant produire 284 m3 ; Art. 13. Canton du Tombaret, 24 perches et 172 arbres, pouvant produire 322 m3 ; Art. 14. Canton du Cernay, 42 perches et 147 arbres, pouvant produire 258 m3 ; Art. 15. Canton du Cernay, 41 perches et 192 arbres, pouvant produire 300 m3." [L'Abeille, du 21/08/1904]. En moyenne un arbre est estimé produire environ 1,7 m3. En calculant les totaux, on relève donc la mise en vente, pour Champfromier, de 287 perches et 1181 arbres, pouvant produire 2035 m3.

On saura la semaine suivante que les ventes furent adjugées respectivement à 4.150 francs, 4.350, 425, 6.300, 3.870, 7.350, 8.100, 6.900 et 8.100 francs, pour un total calculé de 49.545 francs (soit en moyenne un peu plus de 24 francs le  m3) [L'Abeille, du 25/09/1904].

Serge Mermet, ancien garde-forestier de Champfromier, note que les lieux n'ont pas changé, que les volumes exploités sont sensiblement les mêmes, mis à part que les lots (volumes par article) étaient plus petits à l’époque. Seuls les euros ont remplacé les francs et il est très difficile de faire une comparaison, mais on peut dire tout de même que la valeur du bois a fortement diminué.

 

Publication : Ghislain lancel. Remerciements : Michel Blanc (cliché) ; Serge Mermet.

Première publication, le 19 janvier 2022. Dernière mise à jour de cette page, idem.

 

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