Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL

Hôtes et cabaretiers (depuis 1572)

Un état en 1572

Les archives de Savoie de l'administration savoyarde (jusqu'en 1601 dans nos pays) conservent un grand nombre de registres où sont consignées de jour en jour les déclarations de ventes de vins en gros par les hôtes (aubergistes) et cabaretiers du ressort de Châtillon en Michaille, pour la période 1568-1575 [AD73, SA2178-2221]. Parfois inconsultables, nous avons seulement parcouru (sans lecture complète) deux registres de 1571/1572 [SA 2182-83].

Choisissons chez qui boire un coup, ou se restaurer, il y avait le choix à l'époque !

Châtillon

"Honneste Loys Passerat dict Billiot, hoste de la Croix Rouge à Chastillion" (actuelle rue Aimé Bonneville) [SA 2182 (28e décembre 1571) ; SA 2183, f° 88, 122 (tête de liste)]. Ses achats sont fréquents, au moins chaque mois, souvent pour trois sommées de vin (chacune de 120 litres) et il apparaît en tête de liste dans une troisième partie de registre où figurent au total pour Chastillion, 3 hôtes et 5 cabaretiers.

Louis Passerat hôte
"Hon(neste) Loys Passerat, dict Billiot, hoste de la Croix Rouge de Chastillion", en tête de liste [AD73, SA2183, f° 88]

 

Pierre Torpin, hoste audit Chastillion [SA 2183, f° 123, 3 sommées]

Jean-Loys Basset, hoste audit Chastillion [SA 2183, au 19 octobre 1572 puis f° 124, 2 sommées]

Pierre Galley, hoste de Chastillion [SA 2182 (29 décembre 1571), une seule mention relevée]

 

Nicolas Magnin, cabaretier (et pastussier) audit Chastillion [SA 2182 (23 décembre 1571) ; SA 2183, au 19 octobre 1572 à 2 reprises, et au lendemain, puis f° 125, 6 puis 2 sommées]

Jean-Roux Bobet, cabaretier audit Chastillion [SA 2182 (23 décembre 1571) ; SA 2183, f° 126, 2 sommées]

Estienne Syord, dit La Rosse, cabaretier audit Chastillion [SA 2182 (28 décembre 1571) ; SA 2183, f° 127, 1 sommée]

Thibaud Gobet, cabaretier audit Chastillion [SA 2183, f° 128, 2 ou 1 sommées]

Pierre Gex-Gallatin, cabaretier audit Chastillion [SA 2182 (18, 29 et 31 décembre 1571) ; SA 2183, au 19 octobre 1572 et le lendemain (dit hoste) puis f° 129, 2 ou 3 sommées]

Champfromier

Loys Tavernier, cabaretier de Champfromier [SA 2182 (27 décembre 1571 et 26 janvier 1572)]

Chézery

Claude Rage, cabaretier de Cheiserier [SA 2182 (28 septembre 1571, achat au seigneur abbé) ; SA 2183, f° 112 (qui achète à Nicolas Magnin, cabaretier de Chastillion) et f° 149]

Guichard Tavernier, cabaretier de Cheiserier [SA 2182 (28 septembre 1571, achat au seigneur abbé) ; SA 2183, f° 113]

Montanges

Pierre Berthet, cabaretier de Montange [SA 2182 (27 décembre 1571)]

 

Divers relevés au XVIIsiècle

Champfromier

Estienne Bornet [CI-10675] est hôte de Champfromier en 1620 [H 64]. Etienne Bornet [CI-8931], hôte de Champfromier (qui semble habiter une autre maison), en 1697 [3E3890, f° 79 (25 juillet 1697)], en 1698 [3E3891, le 2 janvier 1698], hôte en 1699 [3E14278, f° 173 du 19 juillet 1699], en 1722 [3E13529, f° 54 (26 mars 1722)]. Etienne [CI-8931], fils de feu Laurent Bornet, hôtelier de Champfromier est cité en 1705 pour le payement de cens d'amodiation [3E17442, p. 63]. Etienne est à nouveau dit hôtelier, témoin le 7 juin [3E17442, p. 64v°].

En 1715, Antoine Tavernier-Perret [9409 (dit le Rouge à son décès)], épouse Marie Bornet, fille d'Etienne, en 1722 son beau-père étant aussi hôte de Champfromier [3E13529, f° 54 (26 mars 1722)]. Et c'est donc assez naturellement qu'en 1731, cet Antoine Tavernier-Perret soit dit hôte de Champfromier [3 E17445, f° 81 (15 avril 1731)]. Il est dit cabaretier à la naissance de sa dernière fille marie en 1733. Il fait son testament en 1737 et meurt le lendemain (dit le Rouge), ne prévoyant évidemment pas (vu son métier) de vaches en dot à ses deux filles, mais n'étant guère non plus fortuné (30 livres à chacune de ses filles) [3E17460, Testament n° 131 (13 juillet 1737)]. En 1753, Joseph Tavernier-Perret [10442 (fils d'Antoine, aussi dit le Rouge à son décès)] est hôte de Champfromier, témoin à un inventaire et testament Tavernier-Perret [3E17461, Testament, n° 290 (7 février 1753)].

En 1730, François Tornier [9375 (Tavernier-Tornier)] est hôte à Champfromier, et les notaires y viennent souvent pour y rédiger des actes passés dans ce lieu [AD01, 3E17445, f° 136]. Encore en 1730, hôte, il reçoit le notaire, pour le testament de son beau-frère Tavernier des Iles [3E17459, Testament, n° 21 (22 mars 1730)]. François Tournier est hôte de Champfromier en 1734 [3E17447 (f° 46, le 26 avril 1734)], en 1739 [3E17450, f° 103 (4 mai 1739)]. Père d'un François [10427], il était encore vivant en 1742, étant témoins tous les deux [3E17461, Testament 184 (6 mars 1742)].

Sieur Ferdinant Ducrest [Chatel (CI-739)] est hôte en 1734 [3E17447, f° 171 de 1734 (14 novembre 1734)], hôte de même que François Tournier, de Champfromier, témoin en 1739 [3E17450, f° 110 (18 mai 1739)].

 

Monnetier

Un Estienne Genollin est hôte de Monnetier en 1704. Il prend à cens quelques biens de Pierre Ducrestz blanchisseur [3E14279 (28 juillet? 1704)].

Un Henry Genolin est hôte de Monnetier, témoin illettré, en 1722 [3E13529, f° 53 (25 mars 1722)], audit lieu (de Monnetier) en 1732 [3E17459, Testament, n° 62 (4 novembre 1732)]. Le même Henry Genolin est encore hôte du lieu en 1733 [3 E17447 (f° 13, le 17 janvier 1733)] et en 1735 [3E17460, Testament, n° 101 (2 juin 1735)].

Un Pierre Genolin [10399 ?], demeurant dans la maison des hoirs d’Henry Grisard, est hôte de ce lieu en 1734 [3E17447 (f° 49, le 29 avril 1734)].

1747 : Françoise Genolin [9074 (épouse en secondes noces de François Tavernier)] est hôtesse dans sa maison de Monnetier en 1747 [3E17454 (1er février 1747)].

1825. Un Martin Genolin est cabaretier à Champfromier, et est témoin avec une grande signature "Genoling" en 1825 [3E14435, f° 243].

Châtillon

En 1677 (le 8 septembre), Louys Gobet, est hôte à la Croix-Rouge à Chastillon, parrain à Ardon d'une fille jumelle Berthelier. Précédemment on l'avait vu hôte à Chézery [G. Lancel, abbaye de Chézery].

Toutefois, le 20 octobre 1677, Pierre Galatin, aussi parrain à Ardon, est aussi dit hôte de Châstillon (mais sans plus de précision).

En février 1685, c'est un autre parrain, Benoist Pieuchat, qui est dit hôte de Chastillon.

Le 25 mars 1690, c'est Joseph Borban, est hôte de Chastillon au baptême de sa fille.

Le 8 en juillet 1690, André Bergier est hôte de Châtillon au décès en bas-âge d'une fille [Vue 8/18].

Le 29 décembre 1691, honorable Joseph Janin, est bourgeois et hôte de Châtillon [Arch. privées Lacroix, n° 1].

Le 30 septembre 1699, Joseph Drumillion, est laboureur et hôte de Châtillon [Arch. privées Lacroix, n° 3].

 

Voir aussi Guyot, Gros t.1, pp. 72-78.

Dernière mise à jour de cette page, le 27 septembre 2024

 

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