Warning: include(../_outils/bandeau2.php): failed to open stream: No such file or directory in /htdocs/chezery/chezery_abbaye/_1657_mercoeur.php on line 12

Warning: include(../_outils/bandeau2.php): failed to open stream: No such file or directory in /htdocs/chezery/chezery_abbaye/_1657_mercoeur.php on line 12

Warning: include(): Failed opening '../_outils/bandeau2.php' for inclusion (include_path='.:/usr/share/php') in /htdocs/chezery/chezery_abbaye/_1657_mercoeur.php on line 12

1657 - Les troupes de Mercœur investissent l'abbaye en force !

 

Le lundi 14 mai 1657, les soldats du Régiment de Mercœur, gouverneur de Bourgogne, plus précisément Louis de Bourbon (1612-1669), duc de Vendôme, duc de Mercœur, envahissent l’abbaye pour se faire payer du trimestre dit du quartier d'hiver de la taille, sur deux hameaux français, Rivière et Lélex. Au cours des siècles les moines avaient eu à souffrir à plusieurs reprises de faits de guerre, mais en 1657 tout paraissait assez calme. par le traité de Lyon, signé en 1601, le couloir demeuré savoyard s'était retrouvé enclavé dans le nouveau territoire français, mais sans trop de soucis. Tout au plus les moines avaient-ils déjà écho de pressions de plus en plus fortes exercées par la France sur cette petite langue de territoire (qui ne devint toutefois Français qu'en 1760). Toutefois depuis 1601 Chézery s'était retrouvée dans une situation très particulière et pour le moins inconfortable, sa vaste paroisse ayant été découpée entre la Savoie et la France. Le nord (Lélex, La Rivière) et la rive droite de la Valserine (Forens) étaient désormais en France, tandis que l'abbaye proprement dite se trouvait encore en terre de Savoie. En 1657, les foires, la taille et la gabelle font déjà partie de ces pressions orchestrées par la France. En ce jour du 14 mai, c'est une nouvelle forme d'action qui s'exerce, et cette fois c'est l'abbaye qui en est la cible. Les habitants de ce pays, à la part de France, doivent payer pour la subsistance de leurs troupes françaises, présentes en permanence à la surveillance des mouvements de celles de Savoie. Deux villages de la paroisse de Chézery (La Rivière et Forens) sont en retard de paiement. Aussi la France décide d'intervenir militairement, pensant que l'abbaye de Chézery (en territoire savoyard) a les moyens de payer, et que les troupes ne repartiront que les poches pleines !

L'intrusion est bien préparée, dans tous ses détails. Tout commence vers 2 heures du matin, alors que Claude Gallatin, natif de Châtillon en Michaille, hôtelier de Chézery (au Logis d'Amont), est réveillé sous ses fenêtres par "un nommé Sainct-Onge, sergent dans le régiment du duc de Mercœur", qui l'appelle et dont reconnaît la voix. Il se lève et veut sortir de sa maison pour aller lui parler. Mais il en est empêché par un lieutenant du même régiment, duquel il ne sait le nom, qui se trouve alors à sa porte et lui dit qu'il a ordre de le garder enfermé dans son logis. Bernard Matthieu, l'aubergiste d'Aval, dormant au-dessus du portail, avait, lui, été réveillé par des bruits. Mais, prudent, il s'était contenté d'observer : de l'une de ses fenêtres, donnant sur le grand chemin tendant à Ballon, il avait vu "une grande quantité de mèches allumées, et rangées par-là sans qu’il puisse voir, à cause de l’obscurité de la nuit, qui les tenaient". Passant à une fenêtre du côté cour de l'abbaye, "il y vit encore quantité de mèches allumées, rangées aussi avec ordre".

On saura plus tard que les troupes étaient entrées de nuit dans les Etats de Savoie par le pont de Confort, distant d'une lieue de l'abbaye, puis étaient "venues par un chemin appelé Roche-Corbe" (la Roche-Courbe, au nord du Crêt d'en Bas, sur l'ancien Chemin des Espagnols, approximativement la D 991 actuelle).

Ce ne sera que lorsqu'il fera grand jour qu'on laissera sortir Claude Gallatin de son auberge. Dans la basse-cour (Place St-Roland), il reconnaît alors Louys Faure, châtelain de Chézery, ainsi que François Muset (Famy dit Muset) et Claude Gros, les procureurs des paroisses de Forens, et de La Rivière et Lélex, localités se trouvant dans les Etats de France mais néanmoins dépendants de la juridiction temporelle de ladite abbaye (terre de Savoie). Si ces trois personnages sont là aussi, c'est qu'ils avaient été envoyés chercher et amenés, encadrés par 50 mousquetaires placés sous les ordres du sergent Sainct-Onge, et ensuite conduits en cette basse-cour. Le châtelain de Chézery, Me Louys, fils de feu Mr Anselme Faure, âgé d’environ 50 ans, déposera par la suite, en donnant sa version de cette mésaventure : une heure avant le lever du jour, étant en sa maison à Forens, rière les Etats de France, celle-ci est investie par 50 mousquetaires. Avant d'avoir eu le temps de faire fermer les portes, pour empêcher le désordre qu'il aurait pu se faire, le sergent St-Onge lui certifie qu'il n'en sera rien. Aussi déjeunent-ils ensemble, probablement en vertu de la diplomatie obligeante habituelle des notables avec les gradés. Selon les dires du châtelain, ce n'est qu'à ce moment qu'il s'enquiert de savoir l'objet de la présence du sergent. Celui-ci lui répond que c’est ensuite d’une lettre que le Sieur de Fontenelle lui a écrite, et qu'il lui fait voir, lettre par laquelle il a ordre de se saisir du déposant et des deux procureurs de la paroisse, et de les conduire dans l’abbaye de Chézery. Que faire devant tant d'hommes en armes, le châtelain ne résiste pas et s'en vient au milieu des soldats. Là il y retrouve Francois Muset, l’un des deux procureurs, celui-ci ayant déjà été saisi au-devant de sa porte, avec force et violence. La suite de la déposition est moins limpide. Chemin faisant, ils rencontrent le révérend  dom Cheucot (Charcot), religieux en ladite abbaye, cousin du déposant, accompagné par le Sr de Chastillon, fils du Sr de Bouvens de Musinens. Notons que ce religieux est l'ancien prieur, mal apprécié, déposé de sa fonction depuis 1651. Il n'avait donc pas passé la nuit dans l'enceinte du monastère. Dans cette affaire, il évitera donc de déposer, et ne sera jamais cité non plus dans les dépositions des autres religieux de l'abbaye ! C'est par le châtelain qu'on connaît ses propos, une histoire bien tordue, où le Sieur Faure lui prête d'avoir voulu empêcher autant qu’il le pourrait que l’on ne fit de désordre en l’abbaye, et qu'à cet effet il avait prié le Sr de Chastillon d’y aller avec lui. Il rapporte aussi que le Sr de Chastillon lui avait témoigné que le soir auparavant (la même nuit du 13 au 14) il avait vu passer les troupes dudit Sr de Fontenelle non loin de Chastillon, et qu'appréhendant qu’ils eussent voulut se loger audit Chastillon, pour l’en empêcher il s’était adressé audit Sr de Fontenelle. Celui-ci lui ayant répondu qu’il s’en allait à Chézery et l'avait prié de l’y vouloir accompagner. "De quoi ledit sieur de Chastillon s’excusa, invoquant qu’il n’avait point de cheval. Mais ledit Sr de Fontenelle lui rétorqua qu'il n'avait qu'à en prendre un des siens. Il en monta donc un, et s’en vint audit lieu en l’abbaye de Chésery". Poursuivant son récit, le châtelain signale qu'à l'arrivée à Chézery, son groupe fut arrêté par un corps de garde au pont de Forens mais, qu'après que le sergent St-Onge ait parlé avec la sentinelle, on les laissa aller jusqu'à la porte de l'abbaye. Là, ils trouvèrent un autre corps de garde, et trois autres encore dans la cour.

François Muset déposa aussi, avec sa version. Fils de Louys Famy dit Muset, du lieu de Forans en France, François est alors âgé d'environ 29 à 30 ans. Il est 2 heures du matin lorsque le sergent St-Onge vient le saisir dans sa maison, avec les 50 mousquetaires. Ils l'emmènent ensuite avec le châtelain Faure jusqu'à la basse-cour, où ils sont gardés par 5 ou 6 soldats.

La déposition d'un autre moine, dom Philibert Cabel, n'apporte pas de précisions, sauf qu'il dit avoir vu les troupes dans la basse-cour depuis la fenêtre de sa chambre. Ce moine ne dormait donc pas non plus dans le dortoir (en réparation), mais dans le bâtiment de l'abbé (aile ouest du cloître, fenêtre donnant sur la cour et les logis).

Le Sr de Fontenelle, avait effectivement disposé plusieurs corps de garde, à tous les endroits d'aller et venue dans l'abbaye, afin d'empêcher que quiconque puisse entrer ou sortir. L'aubergiste Bernard Matthieu, qui n'avait vu que ceux autour de son logis, comptait trois corps de garde dans la basse-cour, plus un sur le grand chemin de Ballon, et un autre sur le pont de Forens. Le révérend Pierre Saxe, vicaire dans la cure de Chézery, plus mobile, en dénombra davantage ; il en compte quatre dans ce que lui nomme la "grande cour", en ajoutant un au-devant de la grande porte (de l'église abbatiale), et encore "deux sur les avenues du Comté de Bourgogne, (et) un dans les cloîtres de l’abbaye et à (l’endroit de) la porte (latérale) de l’église d’icelle, par le moyen duquel ils empêchaient aux religieux de faire le service divin". Me Roland Cabel, curial de Chézery, âgé d’environ 50 ans, venant le matin à l'abbaye depuis son village du Raffour, et passant auprès du cimetière de l'abbaye, est arrêté par un corps de garde d’environ 10 soldats. S’adressant à un nommé St-Gean [St-Jean], caporal, celui-ci le laisse passer, le caporal déclarant ne pas savoir la raison de sa présence en ce lieu. Continuant son chemin, il rencontre encore une sentinelle à la porte du parloir, et une autre à la porte de l’église dans le cloître, où 7 soldats qui lui disent "qu’il n’a rien à faire là". Tout étant bloqué, il s'en retourne donc, après avoir observé la situation à la basse-cour. Pierre Gros, religieux de l'abbaye âgé d'environ 34 ans, voulant se rendre à l'église pour chanter matines, se voit interdit d'entrer par un corps de garde de 10 à 12 soldats placés à la porte d'église du cloître. Prévenant son supérieur, celui-ci ira à la rencontre du capitaine, et le moine pourra quand même rentrer dans son église. Dans son rapport dom Bernard Gros, sous-prieur, exprimera toutefois qu'à ses remontrances, le Sr de Fontenelle "ne lui fit autre réponse que de rires et moquerie". Les religieux estiment à neuf ou dix, le nombre total des corps de garde.

Dans la cour se trouvent un "grand nombre de gens de guerre armés de mousquets et de fusils, et la mèche allumée", tous commandés par le Sr de Fontenelle, capitaine-major du régiment. Les religieux ajouteront à leurs armements, des piques, hallebardes, épées et pistolets. Tous les observateurs donneront un nombre total de 200 hommes soldats, les religieux l'estimant même à 2 ou 300, tous positionnés dans la basse-cour et aux environs. Les déclarants déclarent les avoir comptés aisément à leur départ, en formation de bataillon lorsqu'il passent le Pont de Forens.

En plus des soldats, sont aussi présents des officiers amenés par le Sr Fontenelle pour se faire payer par force du reste du quartier d’hiver, passé par ses troupes en divers lieux de la Vallée de la Michaille et de Gex, paiement qui lui est dû par les habitants des villages de "La Rivière et Forans".

Les tractations financières commencent alors que le Sr Fontanelle vient voir le châtelain, et ledit Muset, dans la cour. Le sieur Faure se plaignant d'être traité de la sorte, il se voit répondre que c'est le seul moyen d'être payé du reste dû de ses quartiers d'hiver. Rétorquant que lui ne devait rien dudit quartier, cette fois le capitaine-major lui réclame des billets pour loger (au retour) les 200 hommes qu'il a amenés. Et avec ces exigences, ce sont quatre mousquetaires qui ont ordre de les mener dans un logis, lui et ledit Musset, ce qu'ils exécutent. Le châtelain refuse à nouveau, argumentant qu'il ne lui fait voir aucun ordre. Le ton monte encore, avec l'immuable menace que "s’il ne le faisait pas, il lui arriverait du désordre, et qu’il était homme à se faire tenir parole"... A ces mots, le châtelain plie. Il demande au Sr Fontenelle combien il "estime" qu'il lui est dû, et donne ordre qu'on le satisfasse. Bien que la réponse ne soit pas connue, il fait même preuve d'une belle largesse, disant que, pour le passé, "quoique le roi dû défendre de payer les rations (par soldat) qu'à raison de 6 sols pour chacune, l’on les lui compterait à 8 sols et demi". Par contre il refuse de payer le déplacement du jour des troupes ! Finalement ils conviennent d'un paiement fixé à 100 écus, sans compter les 55 livres de dépenses faites par les 200 soldats aux dépens d'un hôtelier.

Claude Galatin insiste sur le fait que le Sr de Fontenelle, "avant son départ (avant même les tractations), ayant voulu faire boire ses soldats : quelques-uns d’iceux entrèrent dans le logis (...), prirent son vin par force et le portèrent à pleins seaux aux autres qui étaient dans la bassecour, et après en avoir bien bu ils s’en allèrent sans lui faire aucun paiement (ni) des meubles et autres choses qu’ils lui dérobèrent", le tout montant à 50 livres. Il termine sa déposition sur un autre méfait : "voulant empêcher à un desdits soldats de lui prendre quelque volaille, (ce soldat) lui donna du bout de son pistolet qu’il portait à la main dans la joue, que lui causa grande effusion de sang". Bernard Matthieu, l'aubergiste discret, confirme cependant les seaux pleins de vin portés aux soldats dans la cour.

Vers les 11 heures ou midi, le Sr de Fontenelle, satisfait, ayant mis ses 200 hommes en bataillon dans la basse-cour, se retire à la tête d’iceux, tambour battant et la mèche allumée, et passant aussitôt en France par le pont de Forens, qui sépare la Savoie de la France. Le "tambour battant" en signe de victoire, entendu par tous les déposants, religieux et habitants du lieu jusqu'à ce que les troupes aient passé le pont, sera très mal perçu !

Ces informations nous sont connues par la demande d'information ordonnée par le sénat de Savoie, après que le jour même, 14 mai 1657, quatre religieux de l'abbaye aient rédigé un rapport en leur monastère, avec copie transmise par dom Cabel. Ce n'est toutefois qu'à la date du 8 juin que le procureur général de S.A.R. demande la mise en place d'une procédure d'information, cette demande étant le premier acte du cahier où suivront huit dépositions, celles qui nous ont permis de connaître en détail le déroulement des faits.

Une autre déposition, vint s'intercaler en tête, celle d'un homme très brouillon dans ses propos, qui est le chef de la petite garnison surveillant le pont de Grésin sur le Rhône, côté Savoie. Il signale d'abord que quelques jours avant le 16 mai, "une centaine de Suisses de Neufchatel bien armées sont passés par le pont de Gresin pour aller à Seyssel", mais qu'il n'a pu intervenir, n'ayant pas eu d'instruction au préalable et ne disposant que de "si peu de soldats, mal munitionnés et sans armes". L'on croit comprendre ensuite de ses propos, qu'il y a 3 ou 4 jours, 200 hommes étaient passés par Fort l'Ecluse pour aller loger à Châtillon, et qu'après leur passage à Chézery, où ils battirent l'hôtelier et firent boire son vin, ils sont repartis pour leur quartier à Châtillon, et ailleurs en France. Il conclus en exprimant que ses hommes sont au service de S.A.R. depuis 2 ou 3 ans, et en attente, pour le présent, d'être payés...

Revenons à la demande d'information par le sénat de Savoie. Le 15 juin 1657, François-Amé de La Poeppe, conseiller de S.A.R. et sénateur en son souverain sénat de Savoie, accompagné du secrétaire criminel et patrimonial Poncet, se transportent à cheval jusqu'à Chézery. Le lendemain, dans une des chambres de l’abbaye, ils commencent la rédaction des auditions des huit témoins. Pour dédommagement de leurs frais, ils déclarent avoir vaqué 5 jours à cheval.

Les conclusions du sénat ne tardent pas. Le 20 juin 1657, à Chambéry, le procureur général Fichet requiert que "le Sr de Fontenelle, capitaine major au régiment de Mercœur, le sergent Saintonge et le soldat Saint-Jean, nommés èsdites informations, soient pris et saisis au corps, menés et conduits en sureté à la Conciergerie et prisons de cette ville, et (au cas) où ils ne pourront être appréhendés, être criés et ajournés à trois brefs jours jusqu’à fin de ban, leurs biens annotés et réduits sous la main de justice entre les mains d’un gardiateur qui s’en chargera par inventaire", ce que le sénat entérine immédiatement.

Un mémoire (archivé à la Bnf) fut ensuite envoyé au Roi de France, pour lui demander que justice soit faite, s'appuyant sur le fait que le terme du paiement desdits quartiers n’était encore point échu. Mais ce mémoire est plutôt une liste d'exactions, incluant un "attentat" perpétré par des gardes de sel de Nantua sur un nommé Charles Charvet, grangier victime de contusions et emprisonné bien qu'aucun de sel de contrebande n'ait été trouvé, et une effraction au Sorgia chez un sergent de Ballon, pour la même affaire !

On doute de l'efficacité de l'ordonnance du sénat de Savoie, du moins on n'en connait pas la suite.

Encore un fois, la France avait montré qu'elle ne craignait pas la Savoie, et surtout qu'elle voulait s'imposer sur ce petit corridor qu'elle lui avait fâcheusement laissé en 1601. De son côté, la Savoie faisait mine de garder la face. L'abbaye de Chézery, intouchable et aucunement concernée, avait servi de cadre provocateur à cette mise en scène parfaitement orchestrée.

 

Sources : AD73, B7349 -- Bnf, Fr 17871 -- Mention dans F. Burdeyron et H. Tossan, Abbaye de Chézery, Tome 67 de l'Histoire de la Semine (1984), p. 132 -- Mention par B. Guyot, Gros, T. 1, p. 64.

Publication : Ghislain Lancel

 

Première publication le 15 février 2017. Dernière mise à jour, idem.


Warning: include(../_outils/page_ar_bas.php): failed to open stream: No such file or directory in /htdocs/chezery/chezery_abbaye/_1657_mercoeur.php on line 366

Warning: include(../_outils/page_ar_bas.php): failed to open stream: No such file or directory in /htdocs/chezery/chezery_abbaye/_1657_mercoeur.php on line 366

Warning: include(): Failed opening '../_outils/page_ar_bas.php' for inclusion (include_path='.:/usr/share/php') in /htdocs/chezery/chezery_abbaye/_1657_mercoeur.php on line 366
<< Retour : Chézery, accueil