| Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL |
La Société Géographique de l'Ain publia ses résumés des communes du département de l'Ain dans son quatrième fascicule (sans mention de date, mais de 1888). Ces petites monographies de village furent republiées par la même Société en 1895 (6e fascicule) mais sans aucune mise à jour.
Concernant Champfromier on y relève une synthèse économico-géographique de plus d'une page. On pourra s'étonner de l'interprétation étymologique de Pont d'Enfer, associée à un torrent impétueux, sans référence aux faits historiques d'où il tire son nom. Signalons aussi la coquille du Crêt de l'Auge (lire Crêt de l'Auger). Les chiffres concernant les natures de culture reprennent presque exactement ceux de l’état des sections de 1833, avec 280 hectares de bois taillis, près de 1000 hectares en forêts de sapins (au lieu de 977), 712 hectares en pâturages et 578 hectares en maigres terres labourables. Il est précisé que cette production concerne le froment, l'orge et les menus grains.
Fruitières et carrières de pierres sont signalées, et le plâtre pour mémoire. Signalons la mention des bestiaux à engraisser, les commerces de bois et planches de sapin.
La population dite de 950 habitants est celle du recensement de 1886 (951 habitants) et celle de 1360 habitants en 1805 est tirée de Bossi (p. 108). Par contre celle de 730 habitants en 1856, est une erreur manifeste !

Publication : G. Lancel. Source : SGA, 4 e fascicule (AD01, Champfromier pages 450-451) et 1895, 6e fascicule (Dominique Tritenne, photo ci-dessus).
Première publication le 16 avril 2014. Dernière mise à jour de cette page, idem.