| Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL |
On n'imagine plus aujourd'hui que pour vendre deux vaches, il faut passer devant le notaire ! Mais, comme presque rien ne s'achetait content, c'est l'obligation de payer qui fait le vrai objet de cet acte notarié. Le paiement à crédit était une tradition, soit par manque d'espèces, soit pour éviter de montrer que l'on était riche, au risque de voire le montant de son imposition de la taille augmenter...
"L’an mille sept cent, et le vingt neuvième jour du mois d’août [29 août 1700], par devant moy notaire ducal royal soussigné et présents les témoins bas nommés et établis en personne honorable Jean Baptiste Gros dit Burdet, lequel de gré pour lui et les siens confesse devoir et promet payer à honorable François Blanc icy présent et acceptant aussy pour luy et les siens, savoir la somme de vingt-neuf livres tournois, pour vente et délivrance de deux vaches, l’une poil noir et l’autre poil rouge, avec leurs vices et desches patentes et occultes, vues et reçues par le dit confessant du dit créancier à son consentement, promettant payer la dite somme de vingt-neuf livres tournois au dit créancier ou les sien , entre sy et la fête St Roch proche venant, et passé le dit terme avec les censes permises à forme des édits, obligations, soumissions, renonciations et autres clauses requises . Fait et passé au dit Chézery en la chambre de la Tour Ronde, présents le Sr Pierre Gros Duprost et Jean Jacquinod dudit Chézery témoins requis qui, ny(les) parties, n’ont signé, de ce enquis, sauf le dit Duprost qui a signé en la note (en l’original)" [Signé : Faure, notaire ].
[AD74, 6C663, f° 371 (en ligne, vue 828)].
Publication : Ghislain Lancel. Remerciements : Claude Blanc (Relevé).
Première publication, le 30 juin 2018. Dernière mise à jour de cette page, idem.